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Birmanie " I love you "

Le charme incarné.

Difficile de trouver les mots justes pour décrire la Birmanie. Alors plutôt que de chercher par quel bout commencer, voici l’histoire de notre dernière nuit de bivouac, un bon aperçu des choses qui arrivent parfois dans ce beau pays.

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18h. Après une journée de vélo sous une chaleur humide, c’est l’heure d’ouvrir l’oeil à la recherche d’un carré d’herbe paisible. En Birmanie, officiellement, le camping sauvage est interdit. Officieusement, avec un soupçon de discrétion, planter une tente ne fait de mal à personne.

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Au bout d’un chemin de traverse, se distingue un bel arbre sous lequel une herbe verte nous tend les bras. Nous montons les tentes. Les fourmis sont de la partie ce soir, bien plus terribles que les moustiques malgré les apparences. Au menu du soir, topinambours et pâtes locales, orchestré par le chef cuisto de la soirée, Guillaume.

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La nuit tombe, la campagne est calme. Soudain, un bruit étrange nous titille l’oreille. Un Birman curieux apparait, c'est le voisin de la maison en bambou d’en face. Intrigué par nos lumières blanches dans son champ, il vient inspecter. Lorsqu’il nous voit, les uns à la découpe, les autres à la cuisson, il rigole mais ne dit rien. Il s’assoit alors avec nous et nous regarde à l'oeuvre, sans rien dire. La communication s’engage mais difficile de se comprendre. Par contre dès que nous rigolons, il rigole aussi, un peu comme si le rire n’avait pas besoin de traduction. Une première fois, toujours sans un mot, il s’absente pour revenir nous apporter une gamelle d’eau. Nous y faisons notre vaisselle. C’est son premier geste de bienveillance. Peu avant de se coucher, il s’absente une deuxième fois et revient cette fois avec son matelas et sa couverture, bien décidé à passer la nuit à la belle étoile à nos côtés. Notre chaman protecteur prendra finalement ses jambes à son cou vers minuit car impossible de dormir sous cet arbre, propriété des fourmis, sans une solide moustiquaire.

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Le lendemain matin heureux de nous revoir, il nous côtoie jusqu’au départ et finit par déclarer au moment des au revoir : “ I love you “.

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Benoit | 13/01/2019