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Coup de coeur en Albanie

Pays de la bonne humeur.

Il est 15h lorsque nous passons la frontière Monténégro – Albanie. On y entre sans vraiment savoir à quoi nous attendre. La seule information que l’on a vient d’un couple de cyclo-voyageurs suédois qui passait la frontière dans l’autre sens : « Albanese people are a bit crazy but amazing » (« Les Albanais sont des gens un peu fous mais géniaux »). On met peu de temps à le découvrir, presque chaque Mercedes qui nous double nous salue (car en Albanie, plus d’une voiture sur deux est une Mercedes – Source : estimations personnelles).

A 18h, nous nous arrêtons dans le tout petit village de Gramsh dans le nord du pays. Nous sommes aussitôt invités à boire un verre au café du village, puis on nous propose de rester camper sur le terrain de foot. Après une rapide partie de foot avec les enfants du village, Kristina l’épicière nous invite à diner chez elle. Elle tient à mettre les petits plats dans les grands et nous passons la soirée avec Alfons le fils de Kristina et Aldo, interprète en chef de la soirée. Beaucoup d’Albanais ont travaillé un peu partout en Europe et ont des bases en Espagnol, Anglais, Français, Italien. Si on mélange le tout, on obtient des phrases comme : « Hay muchos Albanese people a laborar en France ». A la suite de cette belle soirée nous restons finalement dormir dans la chambre de l’un de ses fils, justement parti travailler en Espagne. Les jours qui suivent sont à l’image de cette première journée en Albanie, faits de rencontres, de générosité et de rigolades.

Après les plaines du Nord et un weekend à la capitale Tirana, nous prenons la route des montagnes, direction le Sud-Est. L’asphalte fait place à la piste et les plaines cultivées aux vallées encaissées. La route sillonne au fond d’un canyon qui débouche sur la plaine de Korçë située à 800m d’altitude. Les paysages évoluent mais un élément persiste, les déchets plastiques jonchent le bord des routes et des cours d’eau. A l’entrée des villes comme au fond des vallées reculées, ils semblent pousser aussi bien que les fleurs colorées du printemps. La traversée de la plaine entourée de sommets enneigés nous conduit à Bilisht, et déjà la frontière grecque se profile devant nous.

Nous quittons l’Albanie avec l’impression d’avoir rencontré toute sa diversité : des jeunes noctambules de la capitale aux paysans cultivant leurs champs à la main dans les campagnes reculées. A chaque fois nous y avons rencontré cette même bonne humeur et convivialité, qui nous ont donné envie de nous attarder toujours un peu plus.

Faleminderit Shqipëria !

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Jean-Charles | 15/04/2018